Traditionnellement, les élèves de terminale de l’institut Florimont – prestigieuse école privée genevoise – choisissent un jour pour célébrer la fin de l’année. Ils chantent, ils dansent… Bref, ils se lâchent. Mardi, ils semblent s’être un peu trop lâchés, et la fête a tourné court.

«Nous faisions la fête, la musique à fond, raconte un élève. Mais Boris Drahusak [directeur adjoint de l’institut et ancien bras droit de Patrice Mugny au Département de la culture de la Ville de Genève], a fait couper les fils de la sono. Et tout a dégénéré.» Classes retournées, insultes taguées sur les murs: les élèves se déchaînent. Ils accusent le directeur adjoint d’avoir «mis un élève à terre en lui tirant les cheveux». Bilan: les agents de sécurité doivent intervenir, le calme revient en fin de matinée et les 70 élèves de terminale se voient signifier un renvoi de 3 jours.

En séance mercredi, Boris Drahusak n’a pas pu répondre à nos questions. Mais la direction réfute l’accusation portée contre lui, tout en confirmant le déroulé des événements. «L’institut Florimont est régi par des règles claires et connues des élèves et de leurs parents, précise Karen Troll, responsable de la communication. La direction avait entamé un dialogue pour mettre sur pied une fête sans débordement. Malgré tout, il y a eu des écarts de conduite et les engagements pris n’ont pas été tenus. La direction a alors pris la décision de sanctionner.»