Signe de la nouvelle politique du directeur, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) se dote d'une division consacrée à l'économie. Englobant désormais les services qui s'occupent des eaux, l'Office suit les conséquences des crues de l'été 2005 et espère en tirer des leçons. Il doit augmenter ses compétences dans la prévention des risques.

Moritz Leuenberger a lancé une campagne contre les particules fines, qui rendrait obligatoires les filtres pour les véhicules diesel (LT du 17.01.2006). L'OFEV doit en outre préparer les réponses à deux initiatives populaires. L'une, «Sauver la forêt suisse», demande le rétablissement des crédits aux forêts. L'autre, «Eaux vivantes», en cours de récolte de signatures, est lancée par les pêcheurs alarmés par la disparition des poissons dans les rivières. Dans ce contexte, l'Office veut analyser les micropollutions et les débits résiduels provenant de l'industrie ou des médicaments. Les services de Bruno Oberle seront aussi sollicités à propos du CO2: les Chambres doivent se prononcer sur la taxe CO2 sur les combustibles, pour le chauffage. Une contre-proposition, un «centime climatique» librement consenti par la branche, est sur la table.

L'OFEV compte participer aux débats sur les parcs naturels. Balayée par le Conseil fédéral mais repêchée par les Chambres, cette idée de zones protégées a suscité une vingtaine de candidatures. Le parlement doit encore régler les derniers détails. Enfin, la Suisse devient cette année membre de plein droit de l'Agence européenne pour l'environnement, organe d'analyse de l'UE.