Trois candidats pour deux sièges. C'est la situation du centre droit vaudois en vue des élections du Conseil des Etats. Après l'UDC Guy Parmelin et le libéral Serge Beck, le conseiller national radical Charles Favre est désormais dans la course. La candidature de l'ancien patron des finances cantonales a été approuvée à l'unanimité par le comité central du parti, qui n'en souhaite pas d'autre. Le congrès du 12 mai devrait confirmer ce choix.

Charles Favre apparaissant comme le candidat naturel pour conserver le siège actuellement occupé par Christiane Langenberger, les autres radicaux ayant à un moment fait part de leur intérêt ont renoncé. C'est notamment le cas du conseiller municipal lausannois Olivier Français. Le directeur des travaux est en revanche candidat pour le Conseil national, porté par sa section.

Tout indique que le premier tour de l'élection au Conseil des Etats prendra la forme d'une primaire pour les candidats bourgeois. A moins d'un arrangement d'ici à la date du dépôt des candidatures, à la mi-août. Selon Claude-André Fardel, le président des radicaux vaudois, une telle hypothèse ne pourrait se concrétiser que sur une seule base: le retrait du libéral Serge Beck. «L'UDC est devenue le 2e parti et il faut en tenir compte», explique le président radical. L'UDC, qui prétend avoir fait preuve de modération lors de la récente élection du gouvernement vaudois, n'est pas prête à renoncer cette fois à son ambition.

Pour la gauche, on s'attend à un ticket formé par la socialiste Géraldine Savary et l'écologiste Luc Recordon.