C’est le sentiment d’être pris en étau qui domine lorsqu’on évoque avec eux, à l’arrière de leurs voitures climatisées, leur situation de chauffeurs Uber. Coincés entre une opportunité d’emploi et l’incertitude qui plane toujours sur leurs présentes et futures conditions de travail, les chauffeurs genevois sont las d’un combat entrepris dès leurs premières désillusions. Pour beaucoup, l’exercice s’est transformé en une dépendance économique flirtant dangereusement avec la précarité. L’arrêt des activités de la plateforme après la décision du Tribunal fédéral de considérer les chauffeurs comme des employés n’a satisfait personne, pas plus que la reprise des courses via une société partenaire de la multinationale.