L'exécutif de La Chaux-de-Fonds a créé la surprise en annonçant qu'il souhaitait baisser de 104 à 100 l'indice fiscal de la commune à partir du 1er janvier 2003. Cette proposition, qui doit encore être approuvée par le Conseil général, est la conséquence de l'excédent de recettes de 246 000 francs enregistré dans les comptes 2002. La Chaux-de-Fonds perdra alors son statut de ville romande où l'impôt est le plus élevé. Cette mesure anticipe les deux initiatives populaires communales qui venaient d'aboutir: celle, libérale-radicale, exigeant cette diminution; celle du POP proposant une allocation de solidarité à condition que l'indice fiscal demeure à 104.

Président d'un Conseil communal majoritairement à gauche, Charles Augsburger justifie ce choix: «J'avais dit au Conseil général que si, avec la nouvelle loi fiscale cantonale, nous sortions du déficit, alors nous baisserions les impôts. Nous devions apporter une proposition à l'initiative fiscale, la voici. Selon nos calculs, en diminuant de quatre points le coefficient fiscal pour l'exercice 2003 nous perdrons un peu moins de 4 millions de francs de recettes.»

Pour le POP, cette décision est une mauvaise nouvelle, puisqu'elle rend caduque l'initiative sur une allocation pour les plus faibles revenus. C'est compter sans la générosité de la Ville qui, après avoir renoué avec les chiffres noirs, a décidé d'arroser tous ses administrés. «Nous allons également répondre à la motion du Conseil municipal, reprise par l'initiative popiste, de proposer des mesures pour les plus démunis», annonce le conseiller communal socialiste, Charles Augsburger.