Le nouveau chargé de communication de La Chaux-de-Fonds, Rémy Gogniat, avait battu le rappel des troupes journalistiques, avant le coup d'envoi, lundi, des 112es cours suisses de perfectionnement pédagogique, qui font converger 2300 enseignants venus de toute la Suisse vers les Montagnes neuchâteloises, en trois vagues successives d'une semaine. L'événement doit avoir du retentissement. Même si, a priori, rien ne distingue les cours epch.ch 2003 des précédents, qui sont passés d'un canton à l'autre depuis plus d'un siècle. Ils avaient ainsi été dispensés à Neuchâtel en 1975 et à La Chaux-de-Fonds en 1912. L'affluence varie peu: il y avait eu un pic de 4000 profs à Lucerne en 2000. Avec 2300 participants, La Chaux-de-Fonds s'inscrit «dans une moyenne inférieure», selon le président du programme, Thomas Schlatter. Les organisateurs attendaient 2000 personnes, «la participation va au-delà de nos espérances», constate Alexandre Houlmann, directeur des cours. Elle est à la limite des possibilités d'hébergement, dans les hôtels, chez l'habitant et dans un camping.

Initialement prévu en 2001, puis en 2002, reporté à 2003 pour cause d'Expo nationale, le cours de recyclage chaux-de-fonnier doit aussi permettre de soigner l'image des Montagnes neuchâteloises. «Elle n'est pas mauvaise, relève le conseiller communal Didier Berberat. Nous souffrons davantage d'une absence d'image. On nous situe dans le canton du Jura, on nous donne 12 000 habitants, alors que Le Locle et La Chaux-de-Fonds représentent 50 000 personnes.»

La Chaux-de-Fonds s'applique à se présenter sous son meilleur jour, conviviale et culturelle. «L'an passé à Vaduz, le cours de perfectionnement s'était donné en circuit fermé, avec des événements culturels uniquement pour les enseignants, précise Rémy Gogniat. Ici, nous soignons l'accueil. Nous avons monté une tente en ville, près du Petit Paris.» Tout est fait pour qu'il y ait contact entre les enseignants, la population, la région et ses sites culturels.

Parce qu'elles ne sont pas un lieu de passage, les Montagnes neuchâteloises doivent redoubler d'efforts pour rappeler qu'elles existent et attirer des visiteurs. «On ne peut pas lutter contre la géographie, à nous de faire les efforts pour montrer que nous ne sommes pas au bout du monde et qu'il vaut la peine de venir chez nous, explique Didier Berberat. A nous, élus, et à nos chefs de service d'initier des rencontres nationales à La Chaux-de-Fonds et au Locle.» «Une stratégie doit être mise en place, pour qu'on sache que les Montagnes neuchâteloises, c'est sympathique, convivial et accueillant», renchérit Rémy Gogniat.