En Italie voisine, le nombre d’infractions environnementales liées au recyclage illégal des déchets frôlait les 8000 en 2018. C’est ce que montre le rapport 2019 de l’association environnementale italienne Legambiente. Les déchets – toxiques ou non, ferreux, électriques et électroniques, boues industrielles, débris de bâtiments, plastique ou encore papier – y sont déviés et éliminés de toutes sortes de façons. Abandonnés dans une carrière, une forêt, un bassin d’eau, incendiés ou simplement enterrés.

«Des déchets dangereux peuvent être mélangés avec d’autres matières, explique Enrico Fontana, un des responsables nationaux de Legambiente. Pour être réutilisés ou revendus, pour être frauduleusement classés non toxiques ou pour être exportés vers des pays où il n’existe pas d’infrastructure adaptée pour les éliminer ou les revaloriser. De sorte que des matériaux qui pourraient être recyclés deviennent poisons pour l’environnement.» Greenpeace Italie a récemment dénoncé l’envoi illicite de 1300 tonnes de matières plastiques en Malaisie au cours des neuf premiers mois de 2019, où elles demeurent non traitées.