Le cheval fait son retour à Lausanne. Pas pour tirer un carrosse pour les fêtes officielles, mais pour récolter les déchets dans les parcs du bord du lac. Quatre franches-montagnes aideront les employés communaux en tractant une charrette. Après une première expérience concluante en 2010, la ville a annoncé ce mardi matin que l’opération lui coûtera 45 000 francs.

Durant sept semaines jusqu’au 29 juin, l’attelage ira du parc Bourget à l’ouest vers l’Université à la tour Haldimand à l’est, un peu plus loin qu’Ouchy et le Musée olympique. Deux chevaux travailleront le matin et deux autres l’après-midi. Pendant la durée du projet, ils habitent au cimetière du Bois-de-Vaux dans un paddock spécialement aménagé.

«Chaque jour, ils récolteront entre 5 et 30 m3 de déchets. Cela dépend des conditions météorologiques et des jours de la semaine», explique Rémy Julien, chef de projet au Service des parcs et promenades. Pour lui, l’idée est aussi de sensibiliser la population: «C’est une façon de montrer aux gens, qui parfois ne s’en rendent pas compte, que des employés communaux ramassent leurs déchets.»

Les quatre chevaux se promèneront de 7 à 16 h. Ils appartiennent à un propriétaire externe, que la Ville a mandaté. Le tout est payé par le Fonds du développement durable.

Moutons et abeilles

Lausanne, c’est un peu la ville des animaux depuis quelques années. Dans les hauts de la ville et sur la colline de la cité, un troupeau de moutons broute les champs. Deux raisons à cela: réduire les nuisances des tondeuses à essence et éviter que les employés de la ville ne se cassent le cou sur les prairies pentues.

Ailleurs, au cimetière du Bois-de-Vaux et sur un bâtiment de l’administration au centre-ville, Lausanne a installé six ruches. Les abeilles produisent 50 kilos de miel par an.