Ces clients qui intriguent les juges

Si la justice genevoise se décide à enquêter sur HSBC aujourd’hui, c’est peut-être qu’elle a découvert des noms de clients intéressants en lisant les journaux suisses et étrangers ces derniers jours. Comme celui de Y., trafiquant d’armes israélien lié à des revendeurs de drogue et blanchisseurs d’argent vietnamiens condamnés aux Etats-Unis. Son cas a été raconté en détail par L’Hebdo la semaine dernière.

Autres noms intéressants pour la justice genevoise, ceux de Français liés à de sordides affaires de droit commun: un ancien détenu des Baumettes, à Marseille, impliqué dans un trafic de drogue; un changeur impliqué dans le blanchiment d’argent issu de la vente de cannabis marocain; un revendeur de métaux volés à la SNCF par des gens du voyage et un receleur de bijoux soustraits à des personnes âgées par de faux policiers, comme l’expliquait L’Hebdo la semaine dernière.

Interrogée en France dans des enquêtes pour évasion fiscale, HSBC a déjà reconnu que ses contrôles anti-blanchiment avaient subi des défaillances. Or, comme l’expliquait le Ministère public genevois mercredi, «une entreprise peut être poursuivie indépendamment de la punissabilité de ses employés, s’il peut lui être reproché de ne pas avoir pris toutes les mesures d’organisation nécessaires pour empêcher des infractions de se produire en son sein».