Le 21 septembre, Magdalena Martullo-Blocher envoyait sa lettre de démission du Groupe d’amitié parlementaire Suisse-Chine. Au parlement fédéral, c’est pourtant l’une des principales voix pro-chinoises. L’entreprise qu’elle dirige, Ems-Chemie, doit une bonne partie de sa fortune à sa réussite sur le marché chinois, deuxième en importance après l’Allemagne. En juillet dernier, elle faisait encore visiter le siège de son usine à l’ambassadeur de Chine à Berne, Wang Shiting. La vice-présidente de l’UDC serait-elle soudainement en froid avec Pékin? Pas exactement. Mais cette démission n’en témoigne pas moins d’un changement notable au sein du parlement: Pékin devient de moins en moins fréquentable.