Né en Suisse alémanique, le débat sur le libre choix de l'école (LT du 20.05.2008) continue de s'intensifier. Est-il préférable pour le futur de l'enfant de laisser aux parents le choix de l'établissement dans lequel il sera scolarisé? A Bâle-Campagne, fer de lance de l'offensive, les citoyens se prononceront sur le sujet à l'automne.

A Zurich, des préparatifs sont en cours, comme dans sept autres cantons alémaniques, pour une initiative similaire. Or, dans le cas zurichois, les initiants qui font parler d'eux dépassent le cercle des parents. Plusieurs politiciens, parmi lesquels le conseiller national Filippo Leutenegger, ont trouvé là un nouveau cheval de bataille. Ce soir, le radical affrontera dans un premier débat public la conseillère d'Etat et cheffe de l'Instruction publique Regine Aeppli. La socialiste voit dans cette alternative la menace d'une «ségrégation» plus forte selon les moyens de parents.

Or, la discussion, telle que lancée actuellement, dépasse le clivage politique gauche-droite. A Zurich, elle met davantage en évidence des considérations contraires à l'intérieur d'un même parti. Ainsi, le camp des défenseurs de l'initiative peut compter sur le soutien remarqué de la conseillère nationale Chantal Galladé.

La jeune socialiste s'est déjà fait remarquer comme dissidente en défendant l'ouverture le dimanche des commerces dans les gares et, plus récemment, en présentant des mesures de lutte contre la délinquance juvénile qui n'ont pas toujours convaincu dans ses rangs. Cette fois-ci, elle s'engage pour un libre choix de l'école «au nom de l'égalité des chances». Entretiens croisés.