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Christian Levrat éreinte Ignazio Cassis, un «sommet de cynisme»

Politique européenne, réfugiés palestiniens, Syrie: pour le président du PS, en congrès à Lausanne, le ministre des Affaires étrangères est «à la dérive»

Le président du Parti socialiste suisse Christian Levrat tire à boulets rouges sur Ignazio Cassis. Lors de l'assemblée du PSS à Lausanne, il a jugé que le conseiller fédéral tessinois est «à la dérive», atteignant «un summum de maladresse diplomatique et politique».

Outre les grands thèmes de l'assemblée, Christian Levrat a consacré samedi une large part de son discours introductif à dire tout le mal qu'il pense du PLR Ignazio Cassis. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) «doit être tenu responsable de ses dires», a-t-il lancé.

Des «incohérences» à propos de la Syrie

Et ces dires sont catastrophiques, aux yeux de Christian Levrat. Le discours du Tessinois est «incohérent» lorsqu'il parle de la Syrie, «erratique» quand il évoque l'agence des Nations unies pour les Palestiniens.

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Pour le président du Parti socialiste, le «summum de maladresse diplomatique et politique» est atteint lorsqu'Ignazio Cassis parle de la politique européenne de la Suisse. Christian Levrat fait référence à la «volonté» du chef du DFAE «d'affaiblir les mesures d'accompagnement» à la libre circulation des personnes.

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Un «summum de cynisme»

La décision du Conseil fédéral, sur proposition d'Ignazio Cassis et Johann Schneider-Ammann, d'autoriser les exportations d'armes vers les pays en guerre met carrément Christian Levrat en colère. C'est «un summum de cynisme»; «Monsieur Cassis semble considérer que les affaires de ses amis marchands d'armes sont plus importantes que les vies des civils.»

Pour le président du PS, le bilan du Tessinois est «triste» et il faut s'y opposer «avec la dernière énergie». Christian Levrat n'hésite pas à citer, sous les applaudissements, l'ancien premier ministre socialiste français Michel Rocard: «Toujours préférer l'hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot demande un esprit rare.»

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