Christian Levrat se porte candidat aux élections pour le Conseil d'Etat fribourgeois en 2021. L'actuel conseiller aux Etats et encore président du Parti socialiste suisse explique qu'il souhaite se mettre son expérience et ses réseaux au service du canton de Fribourg et de sa population.

«J'ai informé la direction de mon parti que j'étais à disposition pour les prochaines élections au Conseil d'Etat», écrit Christian Levrat dans une lettre publiée par le Parti socialiste fribourgeois (PSF) lundi. Le socialiste siège depuis 17 ans sous la Coupole fédérale, d'abord au Conseil national puis au Conseil des Etats.

«Tracer une nouvelle route»

L'élu fribourgeois, qui va prochainement quitter la présidence du Parti socialiste suisse (PSS), estime que c'est le moment de tracer une route pour le futur. Cet amoureux de la politique relève qu'il a acquis à Berne une expérience et des réseaux qu'il peut mettre au service de son canton, avec d'autres.

Le quinquagénaire espère ainsi donner plus de poids au canton de Fribourg. «J'espère que nous parviendrons à présenter une liste qui puisse incarner une gauche plurielle, respectueuse des équilibres politiques, régionaux et de genre», a ajouté le conseiller aux Etats qui ne croit pas à une bascule à gauche du Conseil d'Etat.

Dans un entretien publié sur le site de La Liberté, Christian Levrat explique avoir réfléchi pendant des mois avant d'annoncer qu'il se lançait dans la course au Conseil d'Etat fribourgeois. «Maintenant que ma décision est prise, je ne veux pas faire régner un faux suspense et donner le sentiment de me faire prier», a ajouté le parlementaire qui dit avoir songé à quitter la politique.

«Pas un sauveur»

Pour Christian Levrat, il y a un défi à relever à Fribourg comme il l'a affirmé à La Liberté. «Le canton va devoir affronter des temps difficiles sur le plan économique, sanitaire et des infrastructures et j'ai le sentiment que je peux être utile». Mais ce poids lourds de la politique fédérale ajoute aussitôt qu'il ne se présente pas «en sauveur de la République».

Le candidat au gouvernement fribourgeois dit se réjouir de participer à des décisions concrètes, d'être sur le terrain. «On est parfois un peu loin de tout ça à Berne et je veux mettre les mains dans le cambouis».