Christian Varone sera candidat au Conseil d’Etat en 2013. Après une longue valse-hésitation, alors qu’il était pressenti depuis des mois comme le candidat phare du PLR pour remplacer Claude Roch, le commandant de la police cantonale s’est déclaré mercredi soir devant l’assemblée du district. Il fera face à l’UDC Oskar Freysinger, candidat depuis des mois, domicilié dans la même commune que lui.

Un ministre par district

En Valais, un seul conseiller d’Etat par district peut être élu au gouvernement. Celui qui se présente dans le même district qu’Oskar Freysinger s’expose donc en duel face à lui. Un combat dont sortira vainqueur le parti qui aura su s’assurer des alliances difficiles à conclure à l’approche des manœuvres qui préluderont aux élections communales de cet automne. «Vous pouvez compter sur moi pour vaincre, mais j’ai besoin de votre soutien», a déclaré Christian Varone à l’assemblée PLR de son district. C’est qu’il doit encore convaincre au sein du parti cantonal pour être désigné comme candidat unique le 6 septembre prochain.

Certains soulignaient l’incompatibilité d’une campagne avec la fonction de commandant de police avant même que Christian Varone ne se déclare. Aujourd’hui, sa campagne est lancée, mais il n’envisage pas l’éventualité d’une démission: «Il n’y a aucune base juridique pour que je renonce à mon poste. Je prendrai simplement des vacances au plus dur de la campagne, soit dès janvier 2013.»

Mardi, René Constantin, l’autre candidat potentiel du district de Sion pour le PLR, avait annoncé qu’il ne se présenterait pas. Dans son communiqué, il expliquait que son parti devait se montrer uni pour préserver son siège attaqué par l’UDC. Cette dernière approche de la barre des 20% de l’électorat, comme le PLR ou le PS, et revendique son droit à un siège. L’excellent score d’Oskar Freysinger aux dernières élections fédérales en fait un adversaire de taille.

Outre Christian Varone, deux candidats se sont déjà déclarés au sein du parti: la présidente de la commune d’Ardon, Lise Delaloye, et Marc-André Berclaz, président des Hautes Ecoles spécialisées romandes (HES-SO).