Elue au Conseil administratif de la ville de Genève il y a moins d’un an, Christina Kitsos est en première ligne pour constater les dégâts de la crise du covid sur les plus précaires. A la tête du Département de la cohésion sociale, la magistrate socialiste s’inquiète de la précarisation grandissante d’une partie de la population. Elle vient néanmoins d’obtenir des avancées décisives sur deux dossiers majeurs de politique communale.

Sur le front de la petite enfance, la municipalisation des crèches, un projet sur la table depuis plus de 20 ans, semble enfin se débloquer. Aujourd’hui, la ville subventionne les crèches à hauteur de 118 millions de francs mais n’a pas la main sur la gouvernance, celle-ci étant du ressort de comités, composés pour l’essentiel de parents bénévoles. En matière d’hébergement d’urgence, que la ville assume pour l’heure pratiquement seule, le conseiller d’Etat Thierry Apothéloz et les communes viennent de se mettre d’accord sur un principe de financement commun. L’avant-projet de loi doit encore être avalisé par le Conseil d’Etat in corpore et le parlement. Changement de méthode, capacité de négociation ou impact de la crise: qu’est-ce qui a permis à Christina Kitsos de se révéler durant cette première année de mandat?