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Christine Bussat a fondé l'association Marche Blanche.
© JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Réactions

Christine Bussat qualifiée de bombe à retardement

Sur les réseaux sociaux ou dans les coulisses du parti, les réactions pleuvent sur l’adhésion de Christine Bussat à l’UDC vaudoise

L’adhésion de Christine Bussat, 44 ans, à la section vaudoise de l’UDC a provoqué des réactions mitigées au sein du parti. «C’est une opportuniste. Si elle décide de rejoindre notre parti, c’est simplement pour accéder au Grand Conseil en 2017», entend-on au sein de la section vaudoise du parti.

La fondatrice de l’association Marche Blanche, qui lutte contre la pédophilie, est à l’origine de deux initiatives populaires fédérales acceptées par le peuple, «pour l’imprescriptibilité des actes d’ordre sexuel ou pornographique commis sur des enfants» et «pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants». En août 2014, elle se lance en politique en rejoignant le PBD. Elle échoue dans sa tentative d’accéder au Conseil national lors des élections fédérales de l’automne dernier et quitte le parti en février 2016.

Lire l'interview de Christine Bussat : «Je veux déstigmatiser l’UDC»

La députée UDC Fabienne Despot, regrette, elle, que Christine Bussat n’ait pas rejoint son parti plus tôt. «Elle aurait pu nous faire profiter de l’aura créée autour de ses propres causes. Soutenue de longue date par Oskar Freysinger (co-président de la Marche Blanche), elle a tout à fait sa place parmi nous». Quant à savoir si la nouvelle recrue pourrait lui faire de l’ombre dans la course au Conseil d’Etat vaudois, Fabienne Despot n’y croit pas. «Ce serait brûler des étapes. Elle n’a jamais fait de politique cantonale».

La semaine dernière, le conseiller national PLR Christian Lüscher postait sur son mur Facebook un billet d’humeur. «Christine Bussat, la femme qui inspirait le respect et dont plus personne ne veut, un peu comme un vieux joueur de foot qui cherche désespérément un club pour tenter de rebondir une dernière fois, mais trop tard». Contacté par Le Temps, il s’explique: «ça n’était rien de personnel!» Mais il continue. «Dans un parti politique, cette femme est une bombe à retardement: elle n’écoute pas, elle ne peut pas travailler avec les autres. Le fait qu’elle change de parti la décrédibilise. Si l’initiative contre le voile l’intéresse, qu’elle le fasse hors parti, mais rallier l’UDC pervertit son combat».

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