La campagne pour les élections fédérales est ouverte: Christoph Blocher a déclaré la guerre «à la gauche unie» des trois autres partis gouvernementaux, traités avec délice de «coalition de durs de la feuille», «coalition de gaspilleurs», «coalition de désemparés» ou «mafia des bien intentionnés». Il a bien sûr lâché quelques flèches contre le PS et le PDC: «Le PS ne bouge pas, et s'il bougeait, il irait dans la fausse direction»; ou «Le PDC n'ose pas contredire les autres, de peur de perdre l'un de ses conseillers fédéraux».

Pascal Couchepin raillé

Mais c'est surtout contre le Parti radical que le président de l'UDC zurichoise a lâché son fiel. Après avoir raillé Pascal Couchepin «qui n'a pas osé se montrer à l'Albisgüetli», et «a refusé de venir chercher le dialogue», il a attaqué de front la politique des finances de Kaspar Villiger. Puis il a critiqué une nouvelle fois les milliards engloutis dans l'expo de Franz Steinegger et, surtout, le «copinage» des radicaux responsables de la débâcle de Swissair. «Le Parti radical a trahi ses principes. L'UDC est le parti qui met en pratique les promesses que les radicaux n'ont pas tenues et ne tiendront pas. Qui veut voter radical en 2003, vote pour l'UDC.»

Il ne restait à Christoph Blocher plus qu'à tirer son bilan de la politique étrangère: «abîmes de contradictions»; ou de la politique de l'asile: «vaines promesses et centres remplis». Et de saluer en français la plus jeune section présente, celle de Neuchâtel.