Valais

Christophe Darbellay, l’homme pas si fort du gouvernement valaisan

A mi-législature, l’heure est au premier bilan pour le conseiller d’Etat valaisan. Si l’ex-président du PDC suisse est un poids lourd de l’exécutif cantonal, le costume d’homme fort a été endossé par Roberto Schmidt, un autre démocrate-chrétien

Il devait être l’homme fort du gouvernement valaisan. Un poste dont il rêvait depuis de nombreuses années. L’expérience politique de Christophe Darbellay, avec les douze ans passés au Conseil national, son réseau, en Valais mais aussi en Suisse, construit durant la décennie passée à la tête du PDC suisse, ou encore son charisme, favorisé par sa grande taille: tout parlait en faveur du démocrate-chrétien. Deux ans après son entrée en fonction, l’heure est au bilan. A mi-législature, le conseiller d’Etat chargé de l’Economie et de la Formation a-t-il endossé ce rôle qu’on lui promettait?

La réponse à cette question n’est pas aisée. Christophe Darbellay est certes un poids lourd de l’exécutif cantonal, comme le confirme Thierry Largey, le chef de groupe des Verts au parlement, en reconnaissant «qu’il prend de la place». Son homologue du PDC du centre Sidney Kamerzin ajoute qu’il «est influent auprès de ses pairs». Le démocrate-chrétien n’est pas au gouvernement pour faire de la figuration. Il y tient une place de choix. Mais l’apprentissage du métier de conseiller d’Etat n’est pas de tout repos pour Christophe Darbellay.