Les chiffres sont impressionnants. Entre 2018 et 2021, 36% des salaires constatés au sein des entreprises valaisannes de remontées mécaniques étaient inférieurs aux minima prévus par le contrat type de travail (CTT) en vigueur. Sur les 53 entreprises contrôlées par le Service cantonal de protection des travailleurs et des relations du travail, 39 ne respectaient pas le CTT pour certains de leurs collaborateurs. Si le contrat type de travail «n’a pas force obligatoire, ces éléments peuvent constituer une situation de sous-enchère abusive et répétée», écrit l’Etat du Valais dans un communiqué. Pour Christophe Darbellay, le ministre de l’Economie, cela doit changer. Et vite.