Christophe Darbellay (PDC): «Le bilatéral»

1. Nous voulons limiter l’immigration sans mettre en danger les accords bilatéraux. Nous sommes clairement favorables à une mise en œuvre pragmatique. En admettant la possibilité d’un référendum. C’est l’esprit et non la lettre qui doit primer. Nos solutions pour la mise en œuvre sont proches de celles prônées par les milieux économiques.

2. Nous avons été les premiers à lancer l’idée d’une clause de sauvegarde. Toutefois, nous préférerions inscrire la voie bilatérale dans la Constitution fédérale et mettre tout en œuvre pour combler de manière autonome la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

3. Non. C’est exclu. La clause guillotine lie tous les accords. La Suisse aurait tout à perdre en matière de recherche, de transports aériens et terrestres, d’accès au marché, etc. Le glas de la voie bilatérale plongerait la Suisse dans une crise économique.

4. Voter la suppression de l’article 121 bis sans prendre en compte le signal donné le 9 février 2014, c’est prendre le risque de tout perdre. L’article 121 bis est un problème en soi mais n’est de loin pas le seul sujet dans nos relations avec l’Union européenne. Nous devons également régler les aspects institutionnels et conclure d’autres accords (accès aux services financiers, électricité, etc.).

5. C’est l’idée lancée par le PDC et le PBD. Nous entendons fixer la voie bilatérale dans la Constitution. C’est notre réponse pragmatique à ceux qui rêvent de devenir des hérissons comme à ceux qui voudraient adhérer à l’Union européenne les yeux fermés.