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Chronique réservée aux mâles blancs dominants et à Dieu

OPINION. Un conseil de l’Eglise protestante de Genève a élaboré un projet visant à «démasculiniser» Dieu, au prétexte que la représentation qu’on s’en fait est celle d’un homme blanc âgé. C’est une blague ou elle a touché le fond?

«Bénédiction de Dieu le Père», de Luca Cambiaso (autour de 1565). — © Alamy Stock Photo
«Bénédiction de Dieu le Père», de Luca Cambiaso (autour de 1565). — © Alamy Stock Photo

Notre Mère, qui êtes aux cieux… Oui, éventuellement. Iel, qui est au ciel… c’est plus heureux et ça rime. Ce n’est pas Dieu possible. Voilà que l’Eglise protestante de Genève (EPG), qui n’avait rien d’autre à faire devant ses chapelles désertes, projette de «démasculiniser» Dieu, par la grâce de la Compagnie des pasteurs et des diacres ainsi que son répondant pour les questions LGBTIQ+, amen. Il me vient presque l’envie de convoquer les épouvantables robes de bure du Nom de la rose pour traduire cette bouffonnerie en procès en sorcellerie. Au moins, on s’y amuserait, s’il est encore permis de rire du wokisme sans risquer le bûcher.

Il semble donc qu’en disant Dieu en marmonnant nos patenôtres, on se représente un vieillard barbu et blanc posé sur un nuage, ce qui implique que les femmes ne peuvent s’y reconnaître. C’est évidemment leur faire insulte. C’est faire offense à l’intelligence, à la faculté d’abstraction, à la spiritualité, à l’ontologie. Tout simplement grotesque.

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