Le 12 juin 2008, l'émission de la TSR «Temps Présent», révèle qu'une collaboratrice de Securitas, se faisant appeler Sara Meylan, a infiltré entre septembre 2003 et juin 2004 pour le compte de Nestlé un groupe de la branche vaudoise de l'association altermondialiste Attac, qui préparait un livre sur la multinationale: «Attac contre l'empire Nestlé.» Attac porte plainte et demande réparation sur le plan civil pour atteinte à la personnalité des auteurs du livre. Une enquête est ouverte par le juge d'instruction cantonal Jacques Antenen.

Le 16 juin, trois interpellations sont déposées au Grand Conseil pour demander des éclaircissements sur le rôle de la police, qui a affirmé être au courant des pratiques de Securitas. Deux interpellations sont déposées au niveau fédéral par le popiste Josef Zisyadis et le Vert Luc Recordon. Le Conseil fédéral leur répond qu'il souhaite une harmonisation nationale des règles cantonales touchant aux entreprises de sécurité privée.

Le 8 juillet, la cheffe du Département de la sécurité, Jacqueline de Quattro, demande à l'ancien juge cantonal François Jomini de vérifier ce que savait la police cantonale au sujet de cette infiltration.

Le 7 septembre, l'émission «Mise au point» révèle qu'une autre taupe de Securitas, se faisant appeler Shanti Muller, a infiltré dès l'automne 2003 le Groupe anti-répression (GAR) de Lausanne. François Jomini étend son enquête à cette nouvelle infiltration. Le GAR porte plainte. Une seconde enquête est ouverte.

Le 2 octobre, le rapport Jomini conclut que la Police cantonale vaudoise a bien reçu des informations de la part de Securitas durant le G8 grâce à des infiltrations. Le rapport Jomini estime toutefois que la police cantonale a respecté les règles et n'a rien à se reprocher.