Le CHUV a essuyé un déficit de près de 700 000 francs en 2020, contre un bénéfice de 3,4 millions un an plus tôt. La crise du Covid-19 a pesé sur les comptes, mais des contributions du canton de Vaud et une dissolution de provisions ont permis de limiter les dégâts.

Le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) a vu ses charges opérationnelles bondir de 88,1 millions de francs (5,3%) l’an dernier, ressort-il de son rapport annuel, publié lundi. L’hôpital lausannois mentionne notamment une hausse de sa masse salariale de 21,2 millions de francs directement liée à la crise, entre renforts en personnel ou augmentation des stocks de vacances et heures supplémentaires.

Près de 22 millions de francs ont aussi été consacrés à l’achat de matériel de protection (masques, blouses, gants), dont 11,9 millions pour du matériel commandé par l’Etat de Vaud. Du côté des recettes, le CHUV a vu ses revenus cliniques diminuer de 9,2 millions de francs entre 2019 et 2020.

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Il a, en revanche, reçu davantage de subventions, mais surtout une contribution extraordinaire du canton de Vaud de 58,2 millions, versée en compensation de la perte de l’activité hospitalière et au titre de la prise en charge de patients Covid. La dissolution de provisions pour 16 millions a aussi permis d’éponger les pertes.

Un premier rapport social et environnemental

Parmi les autres chiffres clefs, le CHUV indique que 48 227 patients ont été hospitalisés en 2020, contre 51 205 un an plus tôt. Les urgences traitées affichent aussi une baisse (75 457, contre 78 798), tandis que les consultations ambulatoires ont été quasiment stables (1,3 million). Au 31 décembre 2020, 11 942 personnes travaillaient pour le CHUV.

Outre son rapport d’activité et de qualité, le CHUV a publié pour la première fois un rapport social et environnemental. Celui-ci revient notamment sur les mesures mises en place durant la pandémie, comme la création de places en crèche pour les collaborateurs.

«Un employeur de notre taille a des responsabilités sociales et écologiques. Nous avons mis en œuvre une série de mesures pour assurer non seulement la qualité des soins prodigués à nos patient-e-s, mais également pour veiller au bien-être de l’ensemble de nos collaboratrices et collaborateurs», explique Philippe Eckert, le directeur général du CHUV.