Patron d'Europlex, nouveau propriétaire des trente et une salles de cinéma romande que détenait Métrociné, l'américain Charles Wesoky ne fermera peut-être pas aussi facilement qu'il le prévoyait le Bourg et le Lido à Lausanne. Annoncée au début du mois (Le Temps du 8 mars), la mesure a fait réagir une poignée de cinéphiles lausannois. A leur tête, une jeune lausannoise, Manuela Costa, ancienne employée de la Cinémathèque suisse: «Nous ne sommes ni un groupe de pression, ni un parti, simplement des gens qui aiment un certain cinéma, culturel, et participant à la culture au cœur d'une ville.»

Inquiet d'une double fermeture qui – dit ce groupe – en annonce d'autres, et d'abord celle des deux écrans du Palace, ses membres tentent de secouer les autorités. Un courrier électronique muni de quinze signatures a été adressé à Charles Wesoky lui-même ainsi qu'aux présidents de tous les partis politiques de Lausanne, à tous les municipaux, au Conseil d'Etat, au Conseil fédéral, et à Ruth Dreyfuss personnellement. «Nous savons que le temps nous est compté, explique Manueal Costa. La fermeture des salles étant prévue à fin mai, nous espérons trouver rapidement des relais politiques.»