No Billag

Cinq mille artistes suisses à l'assaut de No Billag

Les cinéastes Ursula Meier, Jean-Stéphane Bron, le rappeur Stress, l'humoriste Brigitte Rosset, le musicien Stephan Eicher font partie de 5000 personnalités qui ont signé un appel mettant en garde contre la suppression de la SSR

Plus de 5000 artistes helvétiques se mobilisent pour défendre la SSR contre l'initiative «No Billag», qui vise à supprimer la redevance radio-TV. Au nom de la diversité culturelle de la Suisse, ils appellent le peuple à rejeter le texte en votation le 4 mars.

Parmi ces créateurs culturels, les cinéastes Ursula Meier, Fernand Melgar, Jean-Stéphane Bron et Fulvio Bernasconi, le rappeur Stress, les humoristes Brigitte Rosset, Thierry Meury et Karim Slama ou les musiciens Alain Morisod, Mark Kelly et Stephan Eicher. De nombreux autres compositeurs, écrivains, dramaturges, danseurs ou comédiens ont signé cet appel publié sur le site www.no-culture.ch. A midi et demi, 5154 personnes avaient signé l'appel.

«No Billag» menace la SSR ainsi que 13 télévisions régionales et 21 radios locales, pointe le texte de l'appel, selon un communiqué reçu tôt dimanche. «Ceci ne remet pas seulement en question la libre formation d'opinion, mais aussi la tradition culturelle en Suisse: de la musique folklorique à la techno, de la série policière au film cinématographique, du thriller au festival d'humour.»

Parmi nos derniers articles sur No Billag: Gilles Marchand: «Peut-être que nous n’avons pas assez dialogué avec la société»

Notre dossier: La controverse No Billag

Les chaînes exclusivement financées par la publicité diffusent beaucoup moins de musique suisse que la SSR et d'autres radios privées financées par la redevance, soulignent les signataires. «Des programmes consacrés aux genres musique classique, musique folklorique, jazz et rock n'existeraient plus.» Et la SSR est aussi importante pour la production cinématographique ou de documentaires.

Participer à l'amélioration de la SSR

Selon le texte de l'appel, «la SSR n'est pas parfaite et le service public est un sujet qui mérite davantage de discussions». Or les créateurs culturels disent vouloir prendre part à ces débats. «Pour ce faire, nous avons besoin d'un partenaire de négociation avec un mandat public, ce qu'assument les médias financés par la redevance.» Et d'ajouter: «Nous ne voulons pas d'un dangereux monopole étatique».

Plus de 50 organisations, fondations et autres associations culturelles romandes, régionales ou nationales soutiennent l'appel des artistes suisses lancé dimanche. Parmi elles, des faîtières du cinéma, de la musique, de la production littéraire et de nombreuses autres disciplines artistiques.

http://www.no-culture.ch

Publicité