Nadine Masshardt, socialiste, 25 ans

Chez les femmes socialistes bernoises, les jeunes ont pris le pouvoir. Derrière Ursula Wyss et Evi Allemann arrive Nadine Masshardt, 25 ans, étudiante en histoire et philosophie à l’Université de Fribourg, élue au parlement de sa ville de Langenthal à 20 ans, députée cantonale depuis 2006 et première des viennent-ensuite au Conseil national. La jeune élue au caractère bien trempé a une forte fibre écologiste et ne craint pas le débat, même si elle ne gagne pas. Ainsi a-t-elle défendu sans arrière-pensée le droit de vote à 16 ans dans son canton, pourtant sèchement rejeté par le peuple en novembre dernier.

Nadia Pieren, UDC, 29 ans

Cette candidate au Grand Conseil se verrait bien prendre la succession de Jasmin Hutter à la vice-présidence de l’UDC. Si elle doit en partie son élection à la municipalité de Berthoud au Parti bourgeois-démocratique, elle s’inscrit clairement dans la ligne blochérienne, que ce soit sur HarmoS, les minarets ou la récente initiative «pour les familles». Directrice d’une crèche privée à Berne, elle rejette toute contradiction supposée entre son travail et ses convictions. «Chacun doit être libre de choisir le mode de garde pour ses enfants sans être pénalisé par les impôts.» Et caresse l’idée d’un destin national.

Christian Wasserfallen, PLR, 28 ans

Cet ingénieur au profil peu conventionnel sous la Coupole a fait une entrée remarquée au Conseil national en 2007. Depuis, le fils de l’ancien directeur de la police bernoise Kurt Wasserfallen fait son chemin en politique, sans se formaliser de l’étiquette de hardliner qui lui colle à la peau. Se situant à la droite du PLR, le député, qui soigne sa présentation comme son site internet, n’hésite pas à défendre des positions plus rigoureuses que son parti. Il s’est notamment opposé, avec l’UDC, au relèvement de la TVA pour financer l’assurance invalidité, accepté par le peuple en septembre dernier.

Evi Allemann, socialiste, 31 ans

L’armée intéresse peu les socialistes? Evi Allemann, flairant le bon filon, s’est plongée dans le dossier, comblant le vide créé au PS par le départ de la Zurichoise Barbara Haering. Force est de constater que la jeune femme, dont on reconnaît l’aptitude au compromis, jouit d’une certaine crédibilité sur les questions de défense, et d’une bonne visibilité outre-Sarine. Reste à savoir si Evi Allemann, qui se situe dans l’aile réformiste du PS, à l’instar de ses collègues Simonetta Sommaruga ou Ursula Wyss, et qui siège au National depuis 2003, ne risque pas de s’enfermer dans les sujets militaires.

Erich Hess, UDC, 30 ans

En apprenant que des affiches de sa campagne pour le Grand Conseil avaient été déchirées, le président des Jeunes UDC a rétorqué qu’il avait vu venir la chose et imprimé le double de posters. En lançant une hot linepour dénoncer les abus à l’aide sociale ou une initiative pour la fermeture de la Reithalle en 2008, ce chauffeur de poids lourd, élu au Conseil de Ville, s’est fait des ennemis et une notoriété. Ses déclarations contre l’immigration, les travailleurs allemands, l’insécurité ou les subventions culturelles ont renforcé sa popularité auprès de la nouvelle génération de l’UDC.