Vaud

Claude-Alain Voiblet dans la tourmente

Le vice-président de l’UDC Suisse a déposé des plaintes pénales contre des ex-compagnes, qu’il accuse de diffamation. Le coordinateur de l’UDC romande rejette également les accusations de fraude contre l’assurance chômage

Claude-Alain Voiblet défend sa probité. Le vice-président de l’UDC Suisse a déposé plainte contre deux ex-compagnes, à qui il ­reproche d’avoir porté atteinte à son honneur – elles auraient fait parvenir au président du parti, Toni Brunner, des lettres dans lesquelles elles décrivaient Claude-Alain Voiblet comme une personne «toxique et immorale». Le coordinateur romand du parti attaque également en justice les responsables inconnus de la diffusion de ­documents internes à la section vaudoise. Ceux-ci ont été utilisés pour l’accuser d’avoir cherché à frauder l’assurance chômage.

La réaction judiciaire de Claude-Alain Voiblet a été provoquée par une enquête du périodique Gauchebdo, datée du 1er mars. Il s’en est expliqué ce vendredi dans les pages du quotidien fribourgeois La Liberté.

Face à la confusion ambiante, ­Fabienne Despot, présidente de l’UDC Vaud, a regretté les attaques contre Claude-Alain Voiblet. En même temps, la députée de Vevey exclut que le secrétariat vaudois du parti soit impliqué dans les fuites.

Période difficile

L’UDC vaudoise vit une période difficile. Ejectée du gouvernement cantonal après le décès de son représentant Jean-Claude Mermoud en 2011, la formation a de la peine à s’en remettre. Des luttes intestines ont miné sa cohésion. Considéré comme l’homme fort du parti, Claude-Alain Voiblet avait pris la tête de la section dans la foulée de l’échec électoral de 2012. Ses ­méthodes et son omniprésence n’ont cependant pas été du goût de tout le monde. Surtout auprès de l’aile rurale.

Minorisé à plusieurs reprises – entre autres sur le choix de la secrétaire générale, qui soigne actuellement un burn-out –, il a fini par jeter l’éponge l’été dernier. A sa place, la section a désigné Fabienne Despot. La rivalité entre les deux élus, selon des proches du parti, ne serait pas étrangère aux déboires actuels du Jurassien bernois.

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