«Dans la vie, il y a des circonstances où on ne réfléchit pas.» Lorsqu'elle songe à la manière dont elle a accédé à la présidence du Parti radical, en mai 1998, Claudia Cotting évoque le sens du service. Deux heures avant l'ouverture de l'assemblée des délégués chargée de désigner le successeur de Marc Gobet, aucun candidat ne se profilait. «En tant que femme, je restais réservée. Mais il fallait bien que quelqu'un fasse le boulot.»

Claudia Cotting n'a pourtant rien d'une néophyte en politique. «A la maison, on vivait la politique au quotidien. On avait beaucoup de visites», se souvient-elle évoquant son père, secrétaire communal, puis membre de l'exécutif de Montévraz, qui animait la vie locale. Aujourd'hui responsable de l'administration de l'entreprise familiale de génie civil (20 employés, 3 millions de francs de chiffre d'affaires), Claudia Cotting a refusé, en 1991, de se porter candidate au Conseil national. «J'ai accordé la priorité à l'éducation de mes enfants.» Quatre ans plus tard, elle fait le pas et garde un «merveilleux souvenir d'une campagne à l'écoute des attentes des électeurs de tous les districts». Elue en 1996 au Grand Conseil, elle ne regrette pas d'avoir été «prise au jeu».

W. B.