L’indice du climat de consommation, fondé sur les résultats récoltés en juillet auprès de 1100 ménages, a atteint +16 points, contre +14 points en avril, selon les calculs du SECO qui se basent sur quatre questions. Il retrouve ainsi un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis octobre 2007, après un plus bas à -49 en avril 2009.

Les réponses montrent néanmoins que les attentes concernant la situation économique générale des douze prochains mois sont plus mitigées qu’en avril dernier. Ce sous-indice ressort à +33 points pour juillet, contre +44 points trois mois plus tôt, a indiqué mardi le SECO.

Optimisme prudent

En revanche, les ménages consultés jugent leurs possibilités d’épargne futures plus favorables (+27 points contre +15). Leur appréciation de l’évolution du chômage (+6 points contre +8) et de leur situation économique personnelle (+10 points contre +7) est pour sa part restée proche des valeurs d’avril.

Dans le contexte actuel de reprise économique, les autres sous-indices de l’enquête, qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’indice général, précise le SECO, ont tous évolué de manière plutôt favorable.

Ainsi les estimations de la conjoncture passée (+5 points en juillet contre -7 en avril), de la sécurité de l’emploi (-55 contre -72) et des possibilités actuelles d’épargne (+43 contre +35) sont nettement plus positives.

Elles se sont aussi légèrement améliorées pour ce qui concerne l’appréciation de la situation financière personnelle passée (-11 contre -13) et l’évaluation du moment propice à de plus grosses acquisitions (+1 contre -2).

Les ménages consultés ont aussi jugé moins élevée l’évolution des prix des douze derniers mois (+38 points en juillet contre +54 en avril). Leurs attentes concernant l’inflation des douze mois à venir ont parallèlement été revues en forte baisse (+35 contre +52).

Tendance aux économies

L’indice du climat de consommation reflète des données subjectives, a rappelé à l’ATS Bruno Parnisari du SECO. Comme des ménages se trouvant dans des situations très dissemblables participent à l’enquête, il est par exemple difficile de dégager une motivation claire derrière les perspectives plus affirmées d’économies des Suisses.

La constitution d’économies dépend certes du revenu, mais répond aussi à des raisons psychologiques. «Une certaine crainte de l’avenir pousse à économiser davantage», constate Bruno Parnisari tout en répétant que la consommation privée est un soutien majeur de la conjoncture.

Euro-compatible

A noter que le SECO utilise depuis l’automne 2009 un nouveau mode de calcul pour son indice, de manière à obtenir un indicateur en adéquation à celui de l’Union européenne (UE). Aussi l’indice général désormais compatible ne comprend-il plus que des questions axées sur l’avenir.

L’ancien indice n’en traduit pas moins la même évolution positive. Il s’est inscrit à +1 en juillet, alors qu’il pointait encore à -4 en avril, après un plus bas à -42 il y a une année.