La crise mondiale du Covid-19 va-t-elle changer la pratique politique, l’économie, la société, la culture? Nous consacrons une série de près de 30 articles à ce sujet, durant plusieurs jours sur notre site, et dans un numéro spécial le samedi 13 juin.   

Retrouvez, au fur et à mesure, les articles dans ce dossier.

2019 était leur année. Pour les écologistes, celle des grèves du climat et de la percée aux élections fédérales. Pour les féministes, celle de la grève du 14 juin et de la libération de la parole après le mouvement #MeToo. Toutefois, un an après, les progrès se font encore attendre et le coronavirus a largement occulté les discours des uns et des autres. Comment relancer ces causes et les faire dialoguer? Réponses de deux porte-parole volontairement «anonymes» de ces mouvements qui placent le collectif avant l’individu: Chloé, militante au sein du collectif Grève féministe, et Joachim, militant du collectif Grève du climat.

Le Temps: En 2019, on a beaucoup parlé de climat et de féminisme. La crise du coronavirus a-t-elle brisé votre momentum ou renforcé vos causes respectives?