Greenpeace a annoncé mercredi avoir déposé plainte contre les autorités de surveillance de la place financière suisse, accusées de laisser les banques et compagnies d’assurance financer la crise climatique.

Pour accompagner ce dépôt de plainte, des militants de l’ONG écologiste ont installé devant le parlement fédéral suisse à Berne trois énormes têtes de singes, aux yeux, oreilles et bouches fermés et couverts par des billets de banques.

«Dans leur mandat, les organismes de régulation doivent prendre en compte les questions climatiques», souligne Greenpeace dans un communiqué, en estimant que «la place financière suisse attise la crise climatique».

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«Les émissions de gaz à effet de serre induites par les flux financiers suisses sont massives et le comportement actuel des institutions financières suisses en matière d’investissement favorise un réchauffement climatique dévastateur», ajoute le communiqué.

Intégrer les risques climatiques

«Les autorités de surveillance doivent intégrer les risques financiers climatiques dans leur mandat de surveillance et leur planification stratégique», réclame l’organisation dans sa plainte déposée auprès des Commissions de gestion du Parlement fédéral.

La mobilisation ces derniers mois en Suisse pour le climat a été notamment marquée par une action des écologistes ciblant le champion de tennis Roger Federer, sponsorisé par Credit Suisse, une banque qui selon eux a prêté des milliards de dollars à l’industrie des énergies fossiles.

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En début d’année, 12 militants ont été acquittés en appel après avoir été condamnés en première instance à des amendes pour avoir fait irruption dans une succursale de Credit suisse en 2018, déguisés en joueurs de tennis, pour interpeller le numéro 3 mondial qui associe son image à la banque.