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La clinique vaudoise suspectée dans la mort de cinq patients conteste les accusations

Le patron d’Immuno Biotech, David Noakes, conteste les accusations après la fermeture de son centre de soins de Bussigny (VD) suspecté d’exercice illégal de la médecine. Il affirme jeudi dans «24 heures» que sa clinique sauvait des vies et que son produit est légal en Suisse

«Nous sauvions (à Bussigny) cinq vies par mois […] Dans 70% des cas, la tumeur s’est résorbée et les patients ont pu rentrer chez eux, il s’agit du meilleur taux de réussite dans l’histoire du cancer», affirme David Noakes, dont le groupe Immuno Biotech basé à Guernesey chapeaute First Immune qui gérait l’établissement vaudois.

En juin dernier, la presse révélait la fermeture du centre de Bussigny sur ordre du médecin cantonal vaudois. Karim Boubaker avait été alerté par cinq décès fin juin 2014 au CHUV de patients qui étaient passés par la clinique de Bussigny.

«Personne n’est mort dans la clinique First Immune de Bussigny», affirme David Noakes qui laisse entendre que certains patients mentaient sur leur état de santé et que rien ne prouve que les malades décédés au CHUV venaient de Bussigny. «Nous n’acceptions pas les malades à qui il restait moins de trois mois à vivre».

Les deux autres cliniques du groupe ont dû fermer en Allemagne après l’action de la justice vaudoise et les dix heures d’interrogatoire subies par le personnel, affirme le responsable. Le GcMAF, la molécule au cœur du débat, «est parfaitement légal en Suisse» et serait «le meilleur traitement jamais découvert contre le cancer», prétend M. Noakes.

En juin, le médecin cantonal soulignait qu’il s’agissait clairement d’abus de faiblesse et de vulnérabilité que de proposer à des personnes en fin de vie des produits dits miracles. Il avait déposé des plaintes pénales, notamment pour exercice illégal de la médecine.

La structure de Bussigny a été ouverte en 2013. Elle traitait une trentaine de maladies (du sida à la dépression) avec la molécule GcMAF, selon David Noakes. Le groupe Immuno Biotech affirme avoir soigné quelque 9000 personnes dans le monde avec son remède.

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