Ces prochaines semaines, Le Temps veut proposer un journalisme positif et sérieux sur des initiatives crédibles. Le but: dépasser le constat d’un problème pour écrire sur les moyens qui peuvent lui être apportés.

L’ancienne caserne de pompiers d’Aigle, d’où l’on partait, jadis, dans l’urgence, vers les brasiers et les drames, est depuis dix ans un lieu de joie et de légèreté: une école de cirque.

Dans le petit local cadenassé, sorte d’arrière-boutique où dorment des jouets bizarres et colorés, les massues de jonglage, les diabolos et les monocycles sont aussi soigneusement rangés que le furent les extincteurs et les lances à incendie. Placés, paraît-il, sous la régulière et pointilleuse supervision de Gaëtan. Gaëtan est autiste. Il est un fidèle du «cirque handicap» ou «handicirque», développé ici depuis quelques années par la directrice des lieux, Caroline Ranc, alias Snick puisqu’elle est clown à ses heures.