Dix millions de passagers en 2007. Fini la déprime provoquée par le départ Swissair. Aujourd'hui, grâce à l'essor de l'aviation «low-cost», l'aéroport de Genève se découvre même à l'étroit. Le succès d'EasyJet ou celui de Flybaboo, sans parler du trafic d'affaires, obligent Cointrin à investir et à trouver des solutions originales pour résister à la déferlante de voyageurs.

Tout d'abord et jusqu'en 2015 au plus tard, il s'agit de moderniser et d'agrandir l'existant. Le terminal principal sera élargi pour 60 millions. Ensuite, l'exploitation du tarmac sera améliorée afin d'accueillir davantage de vols, et une nouvelle aile verra le jour.

Mais tout cela risque d'être insuffisant si l'on en croit certaines prévisions qui tablent sur 25 millions de passagers annuels dans quelques années. Et, comme il est impossible de bâtir une deuxième piste en raison du manque d'espace, il faudra collaborer avec d'autres aérogares, notamment pour l'aviation d'affaires. Des pourparlers avec Annecy, en France voisine, ont été entrepris. Et Payerne pourrait aussi soulager un jour Cointrin.