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Des spectateurs manifestent leur soutien à 24 Heures au stade de la Pontaise, le 2 octobre.
© KEYSTONE/Laurent Gillieron

Médias

Colère à 24 Heures et à la Tribune de Genève face au «silence zurichois»

Les coupes dans les effectifs continuent de mobiliser les deux titres romands de Tamedia. Les journalistes dénoncent les bonus de leur direction et veulent manifester samedi

La crise s’amplifie dans les rédactions romandes du groupe de presse Tamedia. Dans un communiqué virulent, leurs représentants annoncent que les négociations visant à réduire le nombre de licenciements prévus (16 postes à 24 Heures, 8 à la Tribune de Genève) ont échoué «à ce stade». Ils annoncent que «les journalistes des deux titres iront à la rencontre de la population ce samedi sur les marchés de Genève, Lausanne et Yverdon».

«Aucune perspective d’avenir»

Le communiqué dénonce en particulier les bonus «indécents» octroyés aux dirigeants du groupe en 2015: 6 millions de francs, dont trois pour le bonus du CEO Christoph Tonini, alors que les économies prévues dans les deux journaux se montent à quatre millions de francs.

Autre point de friction: les «loyers exorbitants payés [par les deux journaux] à M. Pierre Lamunière, ancien propriétaire des titres (groupe Edipresse) et néanmoins membre du Conseil d’administration de Tamedia».

Toutes les propositions alternatives aux coupes prévues ont été balayées, annoncent les représentants des deux titres. Ils estiment que la stratégie actuelle de Tamedia, «basée uniquement sur des coupes budgétaires et sans le moindre investissement, ne donne aucune perspective d’avenir même à moyen terme à la presse régionale».

Les négociations se poursuivent

Malgré tout, les négociations sur un plan social accompagnant les licenciements se poursuivront lundi. «Les deux sociétés du personnel exigent la présence de M. Pietro Supino, président du Conseil d’administration, précise le communiqué. Elles ne tolèrent plus le silence zurichois.»

Dans un communiqué, Tamedia a répondu en se disant ouvert aux discussions, ajoutant cependant: «La situation est claire: les revenus publicitaires ont chuté de 14% depuis le début de l'année. La Tribune de Genève est déficitaire et 24 Heures pourrait l'être l’année prochaine.»

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