La présidente du Collège des médecins cadres de l’institution a écrit, le 2 avril, une lettre sèche à Charles Kleiber, président du conseil d’administration de l’hôpital, pour signifier son désaccord. «Corinne Gurtner, présidente du collège des médecins cadres, n’a été informée […] (ndlr de cette décision) qu’une heure avant son officialisation par communiqué interne», critique-t-elle. Alors que ledit Collège, nommé en février 2014, est responsable notamment des ressources humaines médicales et doit être consulté en de pareils cas, explique-t-elle. «Cette décision a été prise sans consultation, ce qui est inacceptable, d’autant plus dans le contexte actuel», écrit-elle. Elle attire encore l’attention de la direction sur les recommandations du rapport de l’expert belge, publiées il y a quelques semaines, «pour le moins critiques concernant la communication, la gouvernance et l’absence d’un «Conseil médical» dans les décisions stratégiques médicales de notre institution.»

La missive a été envoyée en copie à plusieurs destinataires, dont la conseillère d’Etat et les députés au Grand conseil en charge de la commission de la santé et de la commission d’enquête parlementaire qui vient de commencer son travail sur la crise qui déchire l’Hôpital depuis de nombreuses années. Ce dernier épisode avait commencé en août dernier quand des voix se sont mises à critiquer la pratique du chirurgien Vincent Bettschart dans le cadre de certaines opérations de médecine hautement spécialisée (MHS). Un expert belge, Jean-Jacques Houben, a été mandaté par l’Etat du Valais pour faire la lumière sur cette nouvelle crise. Vincent Bettschart a fini par démissionner au début 2014, suivi de près par le chef des urgences. Avant que l’Hôpital ne décide ces derniers jours de se séparer de deux anesthésistes, sur la base des recommandations de Jean-Jacques Houben, justifie-t-il.