L’extrême gauche, qui se décrit comme la «gauche combative», rêve de conquérir Berne, dont elle est quasiment absente. Par l’entremise d’Ensemble à gauche, elle compte profiter de l’augmentation d’une unité de la députation genevoise au Conseil national. Elle a aussi déposé des listes à Neuchâtel (SolidaritéS et POP), dans le canton de Vaud (Ensemble à gauche et POP), à Zurich (Liste Alternative et Parti du travail) et au Tessin (Verts et la Gauche alternative). Elle a connu son heure de gloire dans l’immédiat après-guerre, lorsque le Parti suisse du travail comptait sept sièges au Conseil national. Depuis la fin des années 1970, elle oscille entre zéro et trois députés et ne compte aujourd’hui plus qu’un seul représentant: le popiste neuchâtelois Denis de la Reussille, également maire du Locle. Avant lui, le phare le plus emblématique de la gauche de la gauche a été le Vaudois Josef Zisyadis, qui a siégé sous la Coupole de 1991 à 1996 puis de 1999 à 2011.