«Pour prendre la parole, il suffit de lever la main, et le président vous la donne. Mais on se mettrait tout le monde à dos en y allant comme ça.» Nouvelle sénatrice verte, Céline Vara (NE) vit sa première session à Berne à la chambre de réflexion. Elle y est accompagnée de Lisa Mazzone (GE), Adèle Thorens Goumaz (VD), Mathias Zopfi (GL) et Maya Graf (BL). Chacun d’entre eux inaugure également son siège de sénateur ou sénatrice, ce qui pose problème.

Selon une règle non écrite, les nouveaux arrivés doivent en effet s’abstenir de parler lors de leur première session de trois semaines. Résultat: le camp vert est mutique. Interloqués par une tradition qui les empêche de donner leur avis pendant près d’un mois – et bien décidés à dire quelque chose – les écologistes ont cherché une solution pour contourner l’omerta sans offenser leurs camarades à cheval sur le protocole.