Il ne s'agit ni d'affinités personnelles, ni de compétence. Ce qui résume la nouvelle répartition des rôles au sein du gouvernement vaudois est: «Cap sur 2007». En vue de cette échéance électorale la droite resserre les rangs.

Et d'une: correction de ce qui est vécu comme une erreur dans les campagnes vaudoises depuis deux ans. Le Département des institutions revient en mains bourgeoises, avec son cortège de relations communes-Etat. C'est la réactivation du réseau des syndics et municipaux, au profit cette fois-ci de l'UDC Jean-Claude Mermoud. C'est aussi la garantie de garder la main sur tout projet de redécoupage des districts, et donc des circonscriptions.

Et de deux: abandon par Charles-Louis Rochat du terrain de la santé, et surtout du social. Ce qui laisse à son parti le champ libre pour attaquer franchement ce que les libéraux voient comme une redoute de gauche, prodigue dans la distribution des deniers publics. Sans compter l'espoir de créer des clivages entre le nouveau chef de département socialiste et une partie de son électorat.

Et de trois: approbation des radicaux, ce qui diminue les tensions avec leurs alliés, tout en les laissant en position d'arbitre.

Pierre-Yves Maillard est prévenu, il lui faudra toute son habileté manœuvrière pour évoluer sans dégât dans cette constellation-là.