Ces derniers temps, avec l'affaire du lynx des Agettes et la réapparition du rapport sur son fonctionnement, le Service valaisan de la chasse a été placé sous le feu de la critique. Certains y ont vu des manœuvres visant à discréditer, avant les élections, le chef du Département, Jean-René Fournier, d'autres des cabales dans le cadre de la succession du chef Narcisse Seppey, à la place duquel les Haut-Valaisans verraient volontiers un représentant de leur région. Cela reste des suppositions, et pour la première, on peut bien se demander à qui profite la paranoïa.

Au-delà de la gestion du gibier, qui est réputée bonne dans le canton, c'est plutôt l'attitude générale des autorités valaisannes vis-à-vis des prédateurs qui favorise la polémique avec les milieux de la protection de la nature. La lutte manichéenne contre le loup, le lynx et, au-delà les écologistes, alimente un langage politique simpliste. Dans ce contexte, une certification Iso 9001 peut certes renforcer la crédibilité du fonctionnement du service. Mais aucun label au monde ne pourra certifier le renouvellement d'un état d'esprit à l'égard des prédateurs.