Le Département de la formation entend donc poursuivre EVM en «communiquant mieux» et en «simplifiant ses procédures d'évaluation». Bravo! Mais le chemin s'annonce long. Pour la communication, la prise de position tire-bouchonnée de vendredi est à peu près l'exact exemple de ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut être compris. Souhaitons aux parents d'avoir droit à autre chose.

Quant à la simplification des évaluations, on n'en donne pas cher si elle doit reposer sur le bricolage imaginé par les radicaux. De deux choses l'une: ou il y a des notes, ou il n'y en a pas. Prévoir le retour aux chiffres tout en s'interdisant de les additionner, de les diviser et de les comparer, garanti un galimatias encore pire que l'actuel. Dans quelle position sera l'enseignant refusant une promotion, face au parent lui démontrant que son rejeton a dépassé la moyenne?

Pour sauver sa réforme, le DFJ devra se résoudre à faire la part du feu. Par exemple en laissant au secondaire les notes qu'il a l'habitude de manier, tout en tenant bon sur une codification claire et uniforme du primaire. Le temps, du moins, de convaincre qu'il sait «expliquer et simplifier» les évaluations.