Le Tribunal cantonal a donc fini par renvoyer le juge Jean-Luc Addor. Considéré par ses pairs, notamment au Tribunal fédéral, comme partial dans ses instructions, il fait l'objet d'une décision qui s'avérait inévitable. Car aux yeux des justiciables on ne peut admettre qu'un magistrat agisse de manière partiale d'une façon récurrente. La partialité étant finalement la négation même de l'idée de justice.

Toutefois cette éviction ne saurait être le dernier épisode de l'affaire Téléverbier. D'abord, il en a fallu pour que la justice valaisanne désavoue d'une façon aussi déterminante un de ses membres, alors que les faits qu'on lui reproche étaient connus depuis de longs mois. Ensuite, parce que si le juge a violé d'une façon grave le secret de fonction, il n'était pas tout seul. Ceux qui ont causé sa perte doivent méditer aujourd'hui sur cette question.

Enfin, le PDC a montré hier qu'il savait défendre la maison assiégée et préférer une décision dilatoire plutôt que de trancher dans le vif. Ce réflexe démontre bien que les clivages politiques l'emportent encore sur une analyse rationnelle des dysfonctionnements des institutions. On en reparlera sans doute avant les élections du 4 mars prochain.