L'énervement provoqué par la question du droit de recours est bien compréhensible. Dans le cas du stade de Zurich, il est indéniable que la divergence de vues entre l'ATE Suisse et sa section zurichoise a jeté une lumière crue sur la manière dont ce droit est parfois utilisé. Les associations de défense de l'environnement ne peuvent que perdre en crédibilité lorsqu'elles affichent de tels désaccords. Ceux-ci sont aujourd'hui enterrés, mais le mal est fait et le débat lancé.

Supprimer le droit de recours comme l'exige l'UDC est assurément excessif. Ce serait oublier que toutes les oppositions ne sont pas abusives. Ce serait également oublier que de nombreux recours proviennent de privés et qu'il serait difficilement concevable d'édicter des règles différentes pour les uns et les autres. Il est en revanche nécessaire d'alléger les procédures suspensives et d'accélérer le traitement des dossiers. Les associations qui se prévalent de défendre l'environnement pour formuler des oppositions devront également faire preuve d'une transparence maximale. Les doutes qui pèsent sur le cas argovien évoqué mercredi lors du débat au Conseil national sont suffisamment pesants pour que l'on franchisse un pas supplémentaire dans cette direction.