La lutte de Paul Grossrieder pour retrouver son honneur perdu devient pitoyable. Ce n'est pas en tentant de discréditer le gouvernement fribourgeois, en le forçant à s'excuser publiquement, que l'ancien policier sortira grandi d'une affaire qui défraye la chronique et déstabilise les institutions depuis bientôt trois ans. En citant Cicéron dans son recours au Tribunal administratif, André Clerc admet que l'affaire Grossrieder commence à lasser, et qu'il gère «une histoire qui ne finit pas de finir».

A ce stade du précieux ridicule – André Clerc invoque déjà l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme – il convient vraiment de se demander jusqu'où peut conduire l'abus des procédures judiciaires et à qui elles profitent. Le contribuable fribourgeois serait intéressé de connaître combien il a dû et devra encore débourser pour que l'Etat-employeur puisse se séparer d'un collaborateur à qui il ne peut plus faire confiance.