La plainte contre les administrateurs de Téléverbier a été bâtie sur le mensonge et, depuis le début, on passe son temps à reconstruire une vérité. Même si cela ne fait pas plaisir, l'on peut parler aujourd'hui d'un complot visant à influencer la justice en la personne d'un magistrat dont la complaisance soulève, pour le moins, de sérieuses interrogations. L'origine viciée de cette plainte a eu des conséquences graves puisqu'elle a mis le feu à la justice valaisanne, obligeant des juges à enquêter sur d'autres juges, à nommer un juge extraordinaire, et finalement à diviser le Tribunal cantonal lui-même sur les sanctions à prendre contre le juge Jean-Luc Addor. Ici, certains de ses membres feraient même du chantage à la démission si on touche à ce juge, pressenti il y a peu encore pour devenir le «superjuge» du Valais. Cette situation est intolérable. Mais elle démontre bien, comme dans l'affaire Dorsaz, la panique qui saisit les institutions lorsque des personnes influentes proches du pouvoir ou de la presse sont impliquées, lorsqu'il faut faire un peu le ménage dans la république des copains. Jusqu'ici, le fil de l'histoire semble obéir au principe de Murphy: tout ce qui peut tourner mal finira par tourner mal. Jusqu'à quand?