Relations bilatérales

Commission européenne: Martin Selmayr, un départ qui ne fait pas pleurer la Suisse

Comme il n’est pas possible d’avoir deux Allemands aux postes clés de la Commission européenne, le secrétaire général Martin Selmayr quitte son poste. Il était très contesté en Suisse

Quel type de relations la future Commission dirigée par Ursula von der Leyen entretiendra-t-elle avec la Suisse? A Berne, les premières réactions sont toutes de prudence. «Ursula von der Leyen paraît bienveillante et aimable. Elle rudoiera un peu moins ses interlocuteurs, mais rien ne changera sur le fond. Le Brexit sera son dossier prioritaire. Il ne lui autorisera aucune concession envers la Suisse», commente l’ancien ambassadeur François Nordmann. «C’est une bonne nouvelle pour la Suisse que la présidente soit une personne qui comprenne le fédéralisme», enchaîne le conseiller national Laurent Wehrli (PLR/VD), qui fait allusion à la structure des länder allemands, en de nombreux points comparable à celle des cantons suisses. «Je ne la connais pas. Mais Jean-Claude Juncker était quelqu’un d’imprévisible. Il était capable de faire la bise à une conseillère fédérale et de tenir juste après des propos très durs», rappelle son collègue Manuel Tornare (PS/GE).

La nouvelle la plus commentée n’est pas tant l’élection de la ministre allemande que la démission du secrétaire général Martin Selmayr. Agé de 48 ans, cet autre Allemand a parfois été surnommé le «monstre de Berlaymont», du nom du siège de la Commission dont il est le secrétaire général depuis 2018 après avoir été le chef de cabinet de Jean-Claude Juncker. L’homme est abhorré en Suisse.