Faire les marchés, mais masqués comme à l’entrée d’une salle d’opération. Sourire sur les affiches, mais souvent sans pouvoir ensuite s’adresser directement à l’électeur: la pêche aux voix des premières élections vaudoises du temps de la pandémie de Covid-19 se fait avec un filet de protection sanitaire. Ce renouvellement des politiques communales, prévu le 7 mars prochain, apparaît désormais plus incertain et même chamboulé.

L’incertitude est celle des candidats en lice: la crise donne-t-elle des chances accrues à celles et ceux qui sont en place, ou incite-t-elle au dégagisme? Le chamboulement, c’est le changement de programme, aussi soudain qu’indispensable, à gauche comme à droite. Les partis imaginaient par exemple investir dans le développement durable: faudra-t-il désormais limiter les dépenses, se contenter d’aides d’urgence aux précarisés de la crise? Les projets d’infrastructures de transports devront-ils désormais tenir compte de la nouvelle donne du télétravail? C’est ainsi dans l’urgence que partis et candidats renouvellent propositions et promesses d’une campagne qui aura valeur de test et qui en devient passionnante. La parole est donnée aux nouveaux aspirants.