Existant depuis plus de vingt ans, Team Consult s'est fait une spécialité de la restructuration d'organismes de sécurité publique en Suisse et en Europe. Il a travaillé en 1995 sur les débuts du dossier vaudois.

Le Temps: Le paysage policier changet-il?

Bernhard Prestel: Oui. Partout en Europe, les communes reprennent à leur compte une politique de sécurité qu'elles avaient tendance à déléguer aux régions. Elles se rendent compte que le droit du citoyen à un espace sûr dépasse l'action de la police. Il dépend de partenariats avec des urbanistes, mais aussi avec les responsables du nettoyage public, ou de l'éclairage.

– Y a-t-il une taille idéale de management policier?

– Non. Le territoire concerné varie. La lutte contre la criminalité financière doit être supracantonale, alors que la tâche d'une police urbaine implique des zones d'une dizaine de milliers d'habitants. Mais dans ce cas, l'important est que les communes prennent leurs responsabilités et définissent la sécurité qu'elles veulent. Le canton ne devrait être que l'architecte du réseau d'intervention nécessaire. L. B.