Saint-Gall

La compagne de Toni Brunner veut entrer au gouvernement

Esther Friedli est candidate au second tour de l’élection au Conseil d’Etat st-gallois. Elle a adhéré mardi à l’UDC

Surprise, surprise. Après le cuisant échec de l’UDC Herbert Huser à l’élection au Conseil d’Etat de Saint-Gall, le week-end dernier, c’est Esther Friedli qui se lance pour le second tour. Esther Friedli? Il s’agit de la compagne de Toni Brunner, président démissionnaire de l’UDC Suisse.

Esther Friedli et Toni Brunner sont en couple depuis 19 ans. A l’époque, elle était membre du PDC, parti qu’elle a quitté en 2008. "Parce que j’ai déménagé de Berne à Saint-Gall", explique-t-elle. Et aussi parce qu’engagée comme secrétaire générale du département de la formation, dirigé par l’UDC Stefan Kölliker, elle estimait qu’elle devait rester indépendante politiquement. Ce n’est plus le cas. Depuis une année, Esther Friedli dirige sa propre agence de communication, Polestica. Mardi, elle adhère à l’UDC. Et ce mercredi, elle se lance officiellement en politique sous ses nouvelles couleurs.

La nouvelle à peine rendue publique, les Saint-Gallois ont pu découvrir son site internet et son compte Facebook, créés pour l’occasion. On y découvre une liste d’une cinquantaine de personnes, membres de son comité de soutien, dont Toni Brunner et les autres conseillers nationaux UDC st-gallois. Une opération rondement menée, donc, mais qui n’épargnera pas à la candidate les critiques sur cet opportun parachutage. Car certains voient déjà dans elle «le bras prolongé de Toni Brunner». Esther Friedli s’y attend: «Parce qu’un homme est connu, sa conjointe ne devrait pas s’engager et rester dans l’ombre? Ce n’est pas ma vision des choses», répond-elle.

Politologue, née en 1977, Esther Friedli explique qu’elle a quatre bonnes raisons de se lancer. «L’UDC occupe près d’un tiers des sièges au Grand Conseil. Il est juste dès lors qu’elle soit représentée par un deuxième conseiller d’Etat avec Stefan Kölliker, réélu au premier tour dimanche dernier». La candidate compte également jouer la carte «femme». De même, elle estime qu’il est plus que temps que sa région, le Toggenburg, soit à nouveau représentée au Conseil d’Etat. Enfin, elle entend défendre une politique bourgeoise.

Cependant, ses chances d’être élue sont minces. Même si elle a dirigé la campagne électorale de Roger Köppel, élu au Conseil national en octobre dernier, et celle d’Herbert Huser, mais avec nettement moins de succès dimanche dernier, elle est peu connue dans le canton de Saint-Gall. Et elle a deux sérieux concurrents: le PLR Marc Mächler et l’indépendant Andreas Graf.

Dimanche dernier, les cinq candidats sortants ont été réélus, ainsi que le PDC Bruno Damann qui succèdera à son collègue de parti Martin Gehrer. Il ne reste qu’un siège à repourvoir lors de ce second tour qui aura lieu le 24 avril.

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