Covid oblige, la réunion de crise a eu lieu en ligne. Il faut s’imaginer près de 150 collaborateurs connectés ce lundi matin pour entendre les explications de leurs dirigeants – Pascal Crittin, le directeur de la RTS, Bernard Rappaz, le directeur de la rédaction, Christophe Chaudet, directeur du département Actualité et Sports, et Steve Bonvin, le directeur des ressources humaines. Pour leur poser des questions surtout: les deux cadres mis en cause dans l’enquête du Temps (mais non nommés) ne devraient-ils pas être suspendus dès maintenant, le temps de l’enquête?

Pourquoi la hiérarchie n’est-elle pas allée plus loin quand ces profils lui ont été signalés? Et aux propos du type «On sait ce que vous ressentez, on est dans le même bateau», la réponse est houleuse: «Non, vous ne savez pas, et non, nous ne sommes pas dans le même bateau. La paix ne pourra pas revenir tant que les comptes n’auront pas été apurés, et que l’atmosphère ne deviendra pas moins sexiste, plus sereine, sans décourager les remontées d’information sur d’éventuels cas de harcèlement.»